Pause cine

Top Ten 2013

Mon classement personnel des meilleurs et pires films de 2013.

Pour rappel, par “pires”, je n’entends pas que les mauvais, mais aussi ceux qui m’ont déçus. De même, dans les “meilleurs”, ce ne sont pas forcément ceux à qui j’ai mis 10, mais aussi ceux qui m’ont agréablement surpris. C’est donc plus une appréciation sur le souvenir qu’ils m’ont laissé plusieurs semaines après.

> Les meilleurs :
1.
Insaisissables
2. Gravity
3. Thor : Le Monde des Ténèbres
4. Le Hobbit : La désolation de Smaug
5. Iron Man 3
6. Elysium
7. World War Z
8. Moi, moche et méchant 2
9. Pacific Rim
10. Star Trek: Into Darkness

> Les pires :
1.
Pas très normales activités
2. Vive la France
3. G.I. Joe : Conspiration
4. Eyjafjallajökull
5. Les Miller
6. La stratégie Ender
7. Insidious, Chapter 2
8. Texas Chainsaw 3D
9. Le dernier pub avant la fin du monde
10. After Earth

Récapitulatif 2013

Les notes attribuées aux films sortis en 2013. Les notes sont données ici sans aucun classement préférentiel, ce n’est qu’à titre récapitulatif.
Cette année 4 films ont récolté un 10/10 (et c’est un record. il y en a eu 2 en 2012) et j’ai vu 58 films (contre 45 films en 2012). En gros cette année 2013 a été meilleure pour le ciné, mais encore loin de mes années précédentes (25 films de moins qu’en 2010 !).
Notons aussi que j’ai énormément de critiques en retard, cependant, leurs notes figurent dans le récapitulatif. Vu le retard accumulé sur deux mois, je ne pense pas diffuser lesdites critiques. Donc au moins vous avez la note que je leur aurai donné dans le récap.

10/10 (film culte) :
Iron Man 3
Insaisissables
Thor : Le Monde des Ténèbres
Gravity

9/10 (excellent film, à voir dès que possible) :
Le monde fantastique d’Oz
Upside Down
Moi, moche et méchant 2
Star Trek: Into Darkness
Pacific Rim
Elysium
Carrie
Le Hobbit : La désolation de Smaug
World War Z

8/10 (très bon film, à voir sans hésiter) :
Epic
Monstres Academy
Wolverine
Kick-Ass 2
Evil Dead
La Reine des Neiges
Albator, corsaire de l’espace

7/10 (bon film, à voir quand vous aurez le temps) :
Hotel Transylvanie
Hitchcock
Percy Jackson : La mer des monstres
Lone Ranger
Man of steel
C’est la fin
L’extraordinaire voyage du jeune et prodigieux TS Spivet

6/10 (un peu au-dessus de la moyenne, à voir s’il n’y a rien d’autre) :
Jobs
Riddick
100% cachemire
Hunger Games : L’embrasement

5/10 (moyen, attendez plutôt le Bluray) :
Jack, chasseur de géants
Arnaque à la carte
Dark Skies
Oblivion

4/10 (assez mauvais, à voir si on aime le genre seulement) :
Möbius
Les Profs
R.I.P.D.
Les Schtroumpfs 2
Mais qui a re-tué Pamela Rose ?

3/10 (médiocre, à éviter si possible) :
Mama
American Nightmare
You’re next
After Earth
Hansel & Gretel : Witch Hunters

2/10 (mauvais, si vous voulez vraiment le voir, téléchargez-le) :
Boule & Bill
Les Misérables
Les flingueuses
Le dernier pub avant la fin du monde
Eyjafjallajökull

1/10 (très mauvais, argent gâché) :
Le dernier rempart
Texas Chainsaw 3D
Insidious, Chapter 2
Les Miller
La stratégie Ender

0/10 (foutage de gueule. Un producteur a trouvé de l’argent pour ça ? :
Pas très normales activités
Vive la France
G.I. Joe : Conspiration

Un chauve, un blond, et des morts
   
Note pour “Riddick" : 7/10
Note pour “Thor : Le Monde des Ténèbres" : 10/10
Note pour “C’est la fin" : 7/10

RIDDICK :
Le trailer m’avait laissé en pleine incompréhension. A quel moment de la timeline se déroulait cet épisode ? Reboot ? Suite ? Préquelle ? Un allez simple pour le ciné était nécessaire.

Le film démarre sur une planète où Riddick, bien amoché, a été abandonné. Après plusieurs minutes où Riddick tente d’échapper à une meute de bestioles entre le loup et la hyène, un petit retour en arrière s’effectue et nous apprend que Vaako (Karl Urban, again), l’un des Necromongers du précédent épisode, a voulu monter sur le trône à la place de Riddick. Pour ça, il a décidé de l’abandonner sur une planète déserte. Alors que Riddick se remet de ses blessures, une équipe de chasseurs de prime débarque. Riddick voit là un moyen de s’échapper.

Si le premier épisode, arrivé par surprise, avait eu un bon impact sur les fans de science fiction, le second épisode avait dérouté. Gros budget, casting de luxe, mais scénario un peu à côté de la plaque, et qui voulait trop en faire. Le résultat, c’est que le second épisode, pourtant plus connu auprès du grand public, n’a pas su rentrer assez d’argent pour que le studio mette en chantier une suite. Huit ans plus tard, David Twohy, le réalisateur et scénariste de la trilogie, s’est enfin décidé à mettre en chantier une suite. Soutenu par Vin Diesel devenu producteur (et dont la réputation dans le marketing n’est plus à faire), ce film a enfin pu arriver. Twohy a alors décidé de se faire plus humble, mais surtout de revenir aux sources, à ce qui a fait le succès du tout premier film : une planète déserte, des monstres, un budget plus réduit, pour un scénario moins ambitieux, plus intimiste, avec plus d’émotions. Exactement ce qu’on attendait d’un épisode de la saga.

Peut-être même un peu trop proche du premier épisode, ce qui fait qu’on a parfois l’impression de vraiment regarder un reboot, ou un remake. Sans compter que Twohy n’étant pas doué pour les titres, si on place les trois films côte à côte, difficile de savoir lequel regarder en premier. Tout ça risque de perdre un peu le spectateur et fait perdre deux points à la note finale. Un troisième point sera enlevé pour l’éternel problème de Riddick : c’est censé être un enfoiré, un tueur, et finalement il s’avère en général plus gentil que tout le monde. Un vrai anti-héros aurait été préférable. Qu’il tue les chasseurs de primes et qu’il se barre seul, bon sang ! Pourquoi en garder en vie et se lier d’amitié avec eux ? Mais ce seront les seuls reproches parce qu’au final, on a un bon film d’action, moins prétentieux que le précédent, et de la bonne SF. Série B, certes, mais c’est déjà ça ! Et qui plus, Vin Diesel n’a jamais été aussi bon qu’en Riddick !

En conclusion, un retour aux sources qui est le bienvenue et qui nous fera passer sans problème un bon moment. Peut-être pas une priorité sur votre liste, mais à voir dès que vous le pourrez.

THOR : LE MONDE DES TENEBRES :
Le trailer mettait clairement l’eau à la bouche. Thor, Loki, et des Elfes noirs. Tout ce qu’il faut pour annoncer plein d’action dans un film Marvel. Résultat ?

Il y a des milliers d’années, les Elfes Noirs, dirigés par Malekith, ont tenté de plonger les 9 Royaumes dans une nuit éternelle en utilisant l’Ether. Mais le roi d’Asgard (à cette époque, le père d’Odin) mis fin à son plan. De nos jours, alors que Jane Foster chercher le moyen de joindre Thor, parti depuis 2 ans, elle tombe sur une faille qui l’emmène droit à côté de l’Ether. L’activant par mégarde, elle réveille également Malekith et les derniers Elfes Noirs, qui partent alors à sa recherche pour continuer leur plan avorté. Pour quitter Asgard, dont toutes les voies ont été bouclées par Odin suite à une attaque, Thor n’a pas d’autre choix que de s’allier à Loki qui connait un passage secret.

Supervisé par Whedon dont le rôle était d’uniformiser les épisodes solos pour qu’ils soient prêts pour le prochain “Avengers”, on peut dire que cet épisode est de très haut niveau. Il faut avouer que la pression était énorme pour Marvel, qui a même à un moment un peu pété les plombs et, non satisfait du résultat visuel, a viré le réalisateur et a demandé à ce que son assistant tourne de nouvelles scènes. Il faut avouer qu’à l’écran, il est impossible de savoir ce que le réalisateur a tourné, et ce que son assistant a re-shooté. Les deux styles s’accordent parfaitement. Là encore, il faut remercier la supervision de Whedon. Pour avoir vu le 1er Thor la veille à la télé, il faut avouer que ce second épisode parait être un chef d’oeuvre à côté. Là où Branagh filmait 80% de son film avec la caméra de travers (soit disant pour faire plus comics, mais malheureusement ça fait surtout plus nanar), le nouveau réal a su trouver des idées de plans incroyable. Côté scénario, tout est parfait et le rebondissement final, pour ma part, était plutôt inattendu. Le casting est à fond dans son rôle maintenant. Loki prend de l’importance à l’écran et Thor parait moins cruche. Jane par contre semble avoir perdu du cerveau entre les deux films, mais il faut avouer que son perso n’est pas des plus utiles dans le film. En fait à l’origine, Jane avait une réelle importance pour le réal d’origine, puisqu’il avait tourné un véritable triangle amoureux Jane/Thor/Sif. Dans certaines scènes de la version finale, ça se sent. Mais ça fait parti de ce que Marvel n’a pas aimé, et a demandé au second réal de supprimer. Dommage, parce que du coup, Jane perd son seul intérêt. Et ce triangle amoureux a été remplacé au bénéfice de Loki, qui a gagné de la présence à l’écran. Osera-t-on espérer une version “complète” du film en bluray, qui mixera les deux versions ?

Au passage, on notera que si ce second volet sort après “Iron Man 3”, il se déroule cependant chronologiquement AVANT “Iron Man 3” (ou alors Thor a mis des semaines avant d’amener Loki à Asgard !). Je précise également que je n’ai pas pu voir le film en 3D, parce que par ici les cinémas ont bien merdé pour sa diffusion. Cela dit, un Marvel/Disney en 3D reste ce qu’il est : bon au cinéma, mais toujours retravaillé avant la sortie bluray pour être encore meilleur sur une télé. Donc ce n’est pas une grosse perte, on attendra la sortie bluray 3D. Concernant la note finale du film, j’ai mis 10/10 à “Iron Man 3” qui est sans conteste le meilleur épisode de la trilogie. Je vois donc mal comment je pourrais mettre moins à ce second volet de “Thor”, qui poutre “Iron Man 3” dans tous les sens. En gros, la phase 2 de Marvel est vraiment plus impressionnante que la phase 1, actuellement ! Et là encore, je suppose qu’il faut aussi remercier l’ombre de Whedon. Pour finir, parlons un peu des deux scènes post-générique. Oui, DEUX. Cette fois, et pour la première fois de l’histoire Marvel, il y a une scène au milieu du générique de fin et une autre tout à la fin du générique ! Cette tout à la fin nous emmène sur Terre où Jane retrouve enfin Thor. Ce qui implique que dans “Avengers 2”, Thor sera devenu un homme au foyer avec une petite vie tranquille sur Terre. Ca peut être drôle. Mais le plus intéressant vient de la scène mi-générique, où Benicio Del Toro interprète le célèbre Collectionneur, un riche excentrique qui garde en sécurité les choses les plus rares et les plus dangereuses de la galaxie. Vous n’avez pas compris cette scène ? Et bien sachez qu’il s’agit en fait d’un teaser pour “Les Gardiens de la Galaxie” qui sort l’été prochain ! Le Collectionneur travaille en effet, dans les comics, pour Thanos (le grand méchant mauve qui apparait à la fin de “Avengers”). Thanos a besoin de collecter les 5 artefacts. Thor en possède un (le Tesseract, qui controle l’espace), et le Collectionneur en possède désormais un autre (l’Ether, qui controle l’ombre). D’où la phrase du Collectionneur, “Et de un, plus que quatre”. Thanos et le Collectionneur seront présents dans les “Gardiens de la Galaxie” en tant que méchants principaux. Reste à savoir comment ce sera ensuite lié à “Avengers 2” qui sortira un an plus tard, et pour lequel les Gardiens se joindront aux Avengers.

En conclusion, cet épisode de Thor est phénoménale et détruit tout sur son passage (littéralement aussi bien que figuré). Un film à ne rater sous aucun prétexte, en attendant le prochain film de la phase 2, “Captain America: The Winter Soldier”.

C’EST LA FIN :
Le trailer faisait petite comédie sans prétention avec une avalanche de vedettes. Mais le simple fait de savoir que James Franco y était m’a poussé à aller le voir.

L’histoire nous emmène donc à Hollywood où James Franco donne une fête (oui parce que dans le film, tous les acteurs jouent leur propre rôle). Seth Rogen y emmène son ami Jay, qui n’avait pas vraiment envie d’y aller. Mais la soirée tourne mal lorsque l’Apocalypse se déchaine sur Terre, et que la fin du monde est à notre porte. Les acteurs d’Hollywood, seuls à ne pas avoir été sauvés par Dieu, doivent alors lutter pour leur survie.

Vous avez lu le résumé ? Alors vous avez tout compris. Ce film est aussi barré qu’un “Tucker et Dale Fightent le Mal” et vous explosera le cerveau dans le bon sens, comme un “Scott Pilgrim”. Durant certaines scènes, il va se passer des trucs tellement énormes, mais délirants, que devant mes yeux s’affichait le mot “Mindfuck”. Je me demandais ce que je regardais, sans pouvoir pour autant m’arrêter. C’est du délire, mais du bon ! Chaque acteur joue donc son propre rôle et on y retrouve avec plaisir des morts très très connes pour Rihanna et Michael Cera, Seth Rogen qui se plaint de son surpoids, Jonah Hill qui se croit le chouchou de l’Amérique alors que tout le monde le déteste, ou encore James Franco, totalement gay et amoureux de Seth Rogen depuis qu’ils ont tourné ensemble “Pineapple express”. On pourra rire de l’ironie aussi, les acteurs d’Hollywood étant les seuls à ne pas avoir été sauvés par Dieu, cela prouve qu’ils ont menés une vie dans le péché. Si vu le début du film où drogue, alcool et sexe sont au centre de la fête de James Franco, on peut le comprendre, mais on pourra sourire en voyant que Emma Watson (qui fait un guest rapide pour nous prouver qu’elle sait manier la hache) non plus n’a pas été sauvée par Dieu. Emma, qu’as-tu donc fait ? ^^

Le film nous réserve également d’autres guests du genre, qui ont su se moquer de leur propre image et ça fait plaisir, comme Channing Tatum qui apparait ici en esclave sexuel soumis et gay, qui n’hésite pas à relever la croupe sur demande (à se demander si en écrivant le film, Seth Roger (qui est scénariste, réal, producteur, et acteur principal) n’a pas voulu faire plaisir à son public gay… parce que c’est réussi avec cette scène). Le seul défaut du film ne réside pas dans son utilisation abusive de la drogue (qui m’irrite dans les comédies, ça devient lassant), parce qu’ici c’est utile au scénario, c’est fait pour nous montrer qu’Hollywood est pourri. Non, le vrai défaut du film, qui va direct enlever trois points, vient du fait qu’une grosse partie du film se passe en huis clos. Et pour une comédie, c’est rapidement compliqué de créer des situations comiques dans un lieu confiné. Il y a alors des lenteurs, qui viennent casser le rythme. Tout de suite après une lenteur, on a une énorme scène comique, mais on retombe derrière sur une lenteur. Dommage, parce que si le film avait été plus en extérieur, je pense qu’on aurait pu tenir LA comédie de l’année. Au lieu de ça, on obtient juste une bonne comédie, bourrées de gags, mais avec un problème de rythme.

En conclusion, ce film est une surprise. Je ne pensais pas lui mettre une note aussi élevée. Mais Seth Rogen réussi son pari et nous divertis, nous fait rire, et nous fait même péter le cerveau par moments. A voir si vous avez un moment !

Epique, meurtre, et fantôme
   
Note pour “Elysium" : 9/10
Note pour “You’re next" : 3/10
Note pour “Insidious, Chapter 2" : 1/10

ELYSIUM :
Le trailer n’avait pas grand chose de plus à me dire que “il y a Jodie Foster” et “c’est du réalisateur de ‘District 9’”. Me voilà convaincu que le film mérite le déplacement.

L’histoire nous place en 2154 où il existe deux catégories de personnes : les riches, qui vivent sur la cité haute appelée Elysium, et les autres, ceux qui vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée. Max vit sur Terre mais un jour contaminé et sa vie ne tient plus qu’à un fil. Le seul moyen pour lui de trouver des soins, c’est Elysium. Il tente alors le tout pour le tout pour atteindre la cité haute.

On ne va pas se le cacher, le film rappelle furieusement le manga “Gunnm” (“Battle Angel Alita” aux USA). Et ce n’est pas un hasard puisque le réalisateur voulait en faire une adaptation, mais que James Cameron en bloque les droits depuis maintenant 2002 ! Chaque année, Cameron promet que ce film va voir le jour, mais depuis 11 ans il nous fait tourner en rond. Marre d’attendre, le réalisateur de “District 9”, grand fan du manga “Gunnm”, a décidé de créer son propre film inspiré du manga, mais en en restant pour autant assez éloigné pour ne pas risquer de procès. Ainsi, le héros est un humain, et non pas un cyborg (même si l’humain en question va, rapidement, se faire implanter des ajouts cybernétiques).

Le film garde l’exacte même qualité visuelle que “District 9”, qui en soit était déjà le top du top en matière d’effets spéciaux. Jamais des aliens ne nous avaient parus si réalistes. Le réalisateur en profite au passage pour nous placer l’intrigue de ce film dans le même univers que “District 9”. Ainsi, on retrouve les mêmes vaisseaux, comme si la technologie alien du précédent film avait servi à les créer. Une sorte de suite spirituelle. Et de l’aveu du réalisateur, il espère pouvoir placer tous ses prochains films dans le même univers, créant ainsi un style visuel qui lui sera définitivement propre. Une grande idée. Les autres bons points évidemment sont du côté du casting, avec une Jodie Foster qui joue une méchante, et c’est tellement rare que ça mérite d’être vu, et un Matt Damon qui me parait excellent (et je déteste Matt Damon, donc si je l’ai apprécié ici, c’est un miracle ^^). Le seul petit point qui pourrait être enlevé concerne la fin du film un peu trop facile. Mais c’est vraiment chercher le détail !

En conclusion, Neill Blomkamp signe un autre chef d’oeuvre, à voir absolument et même à posséder en blu-ray dès sa sortie !

YOU’RE NEXT :
Le trailer m’avait totalement échappé, mais pas le battage médiatique autour du film qui était censé redéfinir le genre, et qui aurait plu à tant d’américains.

L’histoire nous place au sein d’une réunion de famille dans une maison de campagne pour célébrer un anniversaire de mariage. Alors qu’une dispute éclate entre les frères, la maison est prise d’assaut par un groupe de tueurs masqués. La réunion de famille tourne alors à la survie.

Très honnêtement, le film démarrait plutôt bien. Et j’avais de grands espoirs après avoir vu la déferlante de tweets à son sujet. Les tueurs qui prennent d’assaut une famille sans aucun motif valable à première vue n’est pourtant pas un thème original. C’est le genre de chose que l’on voit beaucoup dans les tous petits budgets, ou les direct-to-DVD. Mais je me disais qu’il allait se passer un rebondissement captivant qui rendrait ce film vraiment original. Le rebondissement a bien lieu, mais se sent à des kilomètres, et n’est ni intéressant, ni choquant, ni même original. Et la jeune fille sans défense qui s’avère être une spécialiste de la survie et qui s’occupe un à un des tueurs toute seule ? Désolé, mais là encore, c’est loin d’être original. C’est même plutôt classique. “Scream”, anyone ? Ou même “Hostel Part 2”.

Bref, ce film sent le réchauffé, voire le moisi, et n’a que très peu de bonnes scènes. Les bons trucs seront du côté du pied qu’on prend quand la demoiselle héroïne du film massacre un à un ses assaillants. Et ils sont 3. Résultat, à un point chacun, je ne peux pas mettre plus de 3 points à la note finale. Parce que c’est la seule chose bonne à sauver. Un scénario désespérant, un casting bas de gamme, une réalisation classique qui n’ose pas prendre de risques… Ce n’est pas non plus une catastrophe, mais il ne mérite pas tous les bons tweets qu’il a eu… dont on fini par se demander s’ils n’étaient pas inventés par la production qui les retweetait.

En conclusion, un film passable, à la rigueur bon pour votre soirée d’Halloween de l’année prochaine, mais qui ne restera pas dans les mémoires. Téléchargez-le.

INSIDIOUS, CHAPTER 2 :
Comment dire… Le premier film avait été une semi-surprise. J’ai totalement loupé le trailer de ce second volet, mais je voulais absolument savoir s’ils avaient réussi à rattraper le coup.

Le film démarre juste après le premier épisode. Josh a donc sauvé son fils de l’étrange monde des fantômes, et est revenu mais possédé par l’esprit d’une vieille femme qui, dès son arrivée, tue la voyante. Renai soupçonne à juste raison que son mari n’est plus lui-même, mais va devoir redoubler d’efforts pour combattre ce nouvel esprit.

Le premier film était né de l’étroite collaboration entre Oren Peli, créateur de “Paranormal Activity”, et James Wan, créateur de “Saw”. Ils avaient décidé de chacun écrire une moitié du film dans leur propre style. La première partie, écrite par Peli, était juste majestueuse. La seconde partie, écrite par Wan, était troublante et dérangeante, mais pas dans le bon sens. Le film avait été totalement pourri par sa seconde moitié et aurait dû s’arrêter au milieu. Devinez quoi ? Peli n’a pas voulu revenir, Wan a écrit ce second épisode tout seul. Je vous laisse imaginer le carnage. D’un désintérêt total, ce nouvel épisode nous place donc dans un monde qui ne fait absolument plus peur, plus une seule seconde, mais qui donne carrément envie de rire tant la direction des acteurs est catastrophique, les plans sont tous d’une banalité affligeante, et le scénario ne nous réserve pas la moindre surprise.

D’un début qui nous paume avec une scène qui n’a AUCUN lien avec le reste du film (on ne saura jamais qui sont ces personnages, qui ne réapparaitront jamais et dont il ne sera plus fait mention) jusqu’à un final clairement là juste pour nous offrir la possibilité d’une suite (parce que Wan, les suites, il connait ça… combien il y a eu de “Saw”, déjà ?). Ce film risible obtient un seul point, et ce sera juste parce que la grand mère me fait rire tellement elle joue à côté de la plaque.

En conclusion, ce film aurait dû s’appeler “Insipide”. Fuyez-le, il ne vaut même pas le téléchargement.

Cowboy, British et génie
   
Note pour “Lone Ranger" : 7/10
Note pour “Le dernier pub avant la fin du monde" : 2/10
Note pour “Jobs" : 6/10

LONE RANGER :
Le trailer n’avait pas l’air trop mauvais, mais c’est le flop aux USA deux mois avant sa sortie en France qui pouvait rebuter. Que vaut vraiment le film ?

De nos jours, dans un musée, un enfant fait la rencontre de Tonto, un guerrier indien qui va lui conter l’histoire de John Reid, un défenseur de la loi au temps du Far West, devenu un justicier légendaire, le Lone Ranger. Et bien que Reid refuse son rôle au départ, lui et Tonto vont devoir faire équipe pour affronter le pire de la cupidité et de la corruption.

Second bide monumentale pour Disney après “John Carter”, ce film reste aujourd’hui la raison pour laquelle Disney ne veut plus jamais travailler avec Jerry Bruckheimer, après une vingtaine d’années de collaboration. Pour remonter aux origines du film, l’histoire est tiré d’une série télé à succès des années 50 (années où les western étaient très à la mode). Le film a ensuite connu un immense succès au cinéma avec un premier film en 1956, puis une suite en 1958. Puis la mode des western est passée et fut oubliée. En 1981, un remake du premier film est tenté, mais fait un bide, la mode des western n’étant plus. Puis en 2003 encore, un nouveau remake est tenté en téléfilm cette fois, avec l’espoir de s’en servir comme pilote pour une série télé. Encore une fois, c’est un bide. La question que l’on pourrait alors poser à Disney c’est : “pourquoi retenter en 2013, alors que la mode n’est toujours pas revenue aux westerns, et que toutes les précédentes tentatives ont échouées ?”. On n’aura jamais la réponse, vu qu’encore une fois, ce fut un bide.

Et ça aurait pu repousser le public français. Surtout les 2h30 que dure le film. Mais voilà, la France n’est pas les Etats-Unis, et nous nous sommes rendus au cinéma (pas assez pour sauver le film, cela dit). Et ceux qui ont eu le bonheur d’aller le voir ne l’ont pas regretté, car les 2h30 ne se sentent pas du tout et on passe un excellent moment bourré d’action ! Le seul véritable reproche que l’ont pourra faire au film, c’est la présence de Johnny Depp, qui n’arrive décidément plus à se renouveler et nous fait du Depp sans saveur. Surtout qu’il n’a RIEN d’un natif américain. Mais le reste du casting sauve l’affaire, l’action est au rendez-vous, les gags aussi et très honnêtement, ce film vaut le déplacement. Un petit moment de fraicheur qui mérite même de trôner en Blu-ray dans votre collection.

En conclusion, malgré son bide à travers le monde, le film reste une relativement bonne surprise, et un très bon moment. A voir !

LE DERNIER PUB AVANT LA FIN DU MONDE :
Le trailer ne mettait pas vraiment en appétit. Toute la promo était basée uniquement sur Simon Pegg, et laissait totalement l’histoire de côté. Peu engageant.

Le film débute donc à Newton Haven dans les années 90. Cinq ados se lancent dans une tournée des pubs de la ville mais ne parviennent pas au dernier pub de leur liste. Vingt ans plus tard, les cinq réunis retentent l’expérience. Et alors que la fine équipe tente tant bien que mal d’accorder le passé avec le présent, l’un d’eux se retrouve pris dans une bagarre dans les toilettes et fini par décapiter son assaillant… qui s’avère être un robot. La vérité éclate alors : tous les habitants de Newton Haven ont été remplacés par des clones.

“Shawn of the Dead” était déjà, avec du recul, une comédie ultra moyenne. “Hot Fuzz” n’était qu’un somnifère sur pellicule. Je ne parlerais pas de “Paul”, qui était, en plus d’être mauvais, un film US, donc hors de la trilogie Cornetto. Mais ce dernier épisode de la trilogie Cornetto est juste… Navrant. Pathétique. D’un nul affligeant. On comprend pourquoi la promo se basait sur son acteur principal, parce qu’il ne vaut pas la peine de se baser sur le reste. C’est “Shawn of the Dead” dans lequel on enlève les zombies, pour les remplacer par des robots extraterrestres. Wow. Quelle innovation. Une jolie copie carbone sans grand intérêt.

Par ailleurs, même le casting semble s’ennuyer, à part Simon Pegg qui en fait trop et surjoue tellement qu’on a envie de le voir mourir avant la fin du film. Reste deux ou trois bonnes petites choses, comme ces deux jumelles qui, quand elles tentent de se reconstituer, finissent avec des jambes à la place des bras, ou encore le robot extraterrestre géant qui surveille la ville (et encore, la scène rappelle furieusement “Gantz”). On ne va même pas parler de la fin absolument désastreuse du film, d’un ridicule absolu. Genre, ils ont déjà envahi le monde, ils ont eu plusieurs refus de gens qui ne voulait pas être clonés et qui ne les ont pas arrêtés… mais Simon Pegg leur dit “non”, alors ils font leur valise et décident de partir… Je peux spoiler, le film étant sorti il y a trois mois. On fini alors dans un monde apocalyptique qui ressemble à un western spaghetti, sans technologie (car oui, toute notre technologie est extraterrestre donc en partant, ils l’ont emmené). Bête à pleurer.

En conclusion, le film vaudra d’être vu une fois, mais en téléchargement. Payer pour voir ça au ciné, en DVD, ou en VOD, serait de l’argent gâché.

JOBS :
Je ne cache pas être un fan de la Pomme. Et j’avais déjà lu la bio dont est tiré ce biopic en détails. Que vaut le film ?

Le biopic se base donc sur la biographie officielle de Steve Jobs sortie fin 2011, et décide de nous raconter la vie du fondateur d’Apple des bancs de la fac jusqu’à la sortie du premier iPod. Une tranche de vie, et un choix curieux. Même si évidemment, le public connaît parfaitement le succès d’Apple après l’iPod, mais tout de même. Enfin on y reviendra.

Le film zappe donc l’enfance de Jobs, ce qui au passage n’est pas très grave, ce n’est pas une grosse partie de la bio. On début directement à la fac, au travail chez Atari (même si ça c’est à peine une scène de 15 secondes) et à son coup de génie lorsqu’il va voir la création de son ami Wozniak. Soulignons que, en plus de vraiment lui ressembler physiquement, Ashton Kutcher campe parfaitement Steve Jobs, étant allé jusqu’à imiter sa gestuelle après l’avoir analysé sur plusieurs vidéos et dans les keynotes. On retrouve dans le film Jobs tel qu’il est décrit dans la bio : colérique, manipulateur, mais qui sait réunir les bonnes personnes pour avoir les bonnes idées.

Le film, déjà long en l’état, certes (2h), aurait pourtant mérité d’être encore plus long car certaines parties sont zappées, et sont pourtant intéressantes. Ainsi, après que Jobs soit viré d’Apple (ce qui arrive vers 1h40 de film !), ses années chez NeXT sont réduites à un plan de 10 secondes avec voix off, et Pixar est totalement absent. Puis une fois que Jobs est réintégré, on en revient donc à sa rencontre avec Ive, le designer de tous les futurs devices (et d’iOS 7) et ce sera tout. Le film s’arrête là. Toute la partie succès est inexistante du film mais surtout, sa mort. Alors certes, le réalisateur voulait probablement montrer la création d’Apple jusqu’à la consécration (l’iPod), mais un biopic qui ne va pas au bout des choses n’est pas un biopic. Oui, ne pas montrer un homme qui est rongé par le cancer à la fin de sa vie, lui permet d’être montré dignement. Mais c’est justement ça les années intéressantes. Comment cet homme, dans la douleur, continuait de travailler et de nous sortir des devices à chaque fois plus impressionnant. Comment un jour il a quitté l’hopital pour venir à une keynote où il n’était pas censé être présent car très malade. Toute cette fin de vie, qui aurait ajouté une bonne heure, est manquante. Et ça, avec l’oubli de Pixar et le zappage de NeXT, ce sont 4 points direct en moins à la note.

En conclusion, si le film reste bien au-dessus de la moyenne, et est fidèle au livre, il lui manque une bonne heure pour rendre hommage à Jobs et être un bon biopic. Un film à voir, mais lire le livre sera bien plus intéressant.

Flics, dieux et héros
   
Note pour “Les flingueuses" : 2/10
Note pour “Percy Jackson : La mer des monstres" : 7/10
Note pour “Kick-Ass 2" : 8/10

LES FLINGUEUSES :
Le trailer n’annonçait rien de plus qu’une habituelle comédie estivale avec un duo impossible. Le résultat tient-il la route ?

L’histoire met en scène l’agent du FBI Sarah Ashburn, une enquêtrice rigoureuse et méthodique dont la réputation la précède tant pour son excellence que son arrogance démesurée. Afin de coincer un baron de la drogue, ce qui lui vaudra une promotion, elle est forcée de faire équipe avec un agent de police de Boston, Shannon Mullins, reconnue pour son fort tempérament et son vocabulaire fleuri. Elles doivent alors lutter contre un syndicat du crime, mais aussi et surtout contre l’envie de s’entretuer.

Voilà, toutes les bases du buddy movie estival sont posées. Sandra Bullock est ressortie de sa cage comme tous les étés, et on lui fait faire le même genre de rôle encore et encore, la femme stricte en tailleur qui ne se fait pas d’amis (parce que franchement, elle ne fait plus que ça depuis “La Proposition”). Face à elle, on fout Melissa McCarthy, nouvelle coqueluche d’Hollywood pour les comédies parce que c’est bien connu, “les gros ça fait rire”. Pas de bol, Melissa est probablement ce qui se fait de moins drôle actuellement. Et surtout, elle reprend ici l’exact même type de rôle que dans “Arnaque à la carte”, l’associale vulgaire.

On fourre aussi dans un coin un pauvre Marlon Wayans en très, très, très second rôle. Pour en arriver là le pauvre, on ne doit plus rien lui proposer d’autre. Une réalisation quelconque (on ne demande pas une comédie d’être ingénieuse à ce niveau) et un scénario qu’on nous rabache en boucle chaque année… Bref, il n’y a rien de vraiment transcendant dans le film. Tout va reposer non pas sur le duo, mais bien sur les épaules de Sandra Bullock qui sera le seul point comique, la plupart du temps involontaire, de ce film. Reste que pour l’été, ça passe pour se vider totalement le cerveau. Cependant, préférez le téléchargement (même illégal, ça ne vaut pas le coup de payer pour ça).

En conclusion, une comédie qui ne restera pas dans les mémoires, sauf pour voir Sandra Bullock humilier un chien renifleur de la police.

PERCY JACKSON : LA MER DES MONSTRES :
Le trailer était arrivé un peu à l’improviste. Le premier volet datant d’il y a 3 ans et n’ayant pas marché, on ne s’attendait pas à une suite.

L’histoire débute lorsque Percy, qui se croyait seul héritier de Poséïdon, apprend qu’il un frère. Et qui plus, un cyclope. Mais il n’a pas le temps de digérer l’info que la barrière de protection du Camp des Sang-Mêlé est attaquée par un monstre… et par Luke qui a de toute évidence survécu et est très intéressé par la toison d’or. Alors qu’un groupe se monte sans Percy pour récupérer la toison d’or le plus vite possible, Percy décide de partir avec ses amis et son nouveau frère de son côté.

A l’avance, je pense qu’il vaut mieux informer les gens que, comme le premier film qui avait massacré le livre, ce second film ne sauve rien. En clair, il est TRES recommandé de voir le film AVANT de lire le bouquin, comme ça vous serez moins déçus. Rappelons qu’à l’origine, la franchise a été lancée par Chris Columbus (qui a fait les deux premiers Harry Potter) pour contrer HP et en prendre la relève. Joli bide du premier film (en même temps, Chris n’a pas réalisé les deux meilleurs épisodes de HP, hein). Il est donc remplacé ici derrière la caméra, pour notre plus grand bien. Car le nouveau réalisateur, Thor Freudenthal, est plutôt doué. Du moins il sait quoi filmer et quand, ce qui est plutôt important dans des scènes d’action pour éviter que ce soit bordélique. Les effets spéciaux font toujours aussi cheap que dans le premier film, ce qui est un peu dommage.

Le casting rempile donc pour ce second épisode. Logan Lerman bien entendu, mais aussi les autres. Un seul changement est à noter (là encore, pour le meilleur) dans le personnage de Chiron. Joué de manière catastrophique par Pierce Brosnan dans le premier film, il est cette fois remplacé avec brio par Anthony Stewart Head. Et qui mieux qu’un Giles pour jouer les observateurs ? Côté 3D, la postconversion à tendance à se faire sentir. On a droit à de très jolis plans, mais au final, on sent que le réalisateur n’avait aucune idée que le film serait postconverti car peu de scènes exploitent la 3D. On peut donc s’en passer. Elle est jolie, mais sans plus. Les défauts du film ? Deux points directement enlevés pour les énormes coupes au récit (qui se sentent dans le film, où comme dans le premier, tout semble aller trop vite). Un troisième point supprimé pour certains effets spéciaux trop cheap, ce que la Fox ne devrait plus être permise de faire en 2013. Pour le reste, malgré ces défauts, on passe un très bon moment. Le film est fun, le casting et la réal sont bons… Et c’est déjà meilleur que le premier film, alors que demander d’autre ? Il y a 5 livres dans la saga, donc on a encore (si celui-là marche) 3 films à voir, et autant de chances pour la Fox de rectifier un peu le tir.

En conclusion, un grand spectacle qu’on appréciera. A voir dès que vous en aurez l’occasion, mais de préférence avant d’avoir lu le livre.

KICK-ASS 2 :
Le trailer m’avait un peu refroidi. Surtout l’idée que Matthew Vaughn n’était plus derrière la caméra.

Le film reprend donc là où le précédent épisode s’était arrêté. Dave s’est mis “à la retraite” et n’enfile plus son costume de Kick Ass. Mindy quant à elle continue l’entrainement. Mais à travers le pays, de plus en plus de personnes suivent l’exemple de Kick Ass et endossent la nuit un costume pour faire régner la justice. Dave décide alors de rejoindre un groupe de justicier et demande à Mindy de l’entrainer. De son côté, Chris en veut à Kick Ass d’avoir tué son père et prépare sa vengeance. Red Mist n’existe plus, place au tout premier super vilain : Motherfucker.

Le premier film n’avait fait que de rares digressions au comics. La principale, c’est que Mindy n’y retrouvait jamais sa mère. Ce changement, et d’autres, font que cet épisode s’éloigne encore un peu plus du comics. Ainsi Mindy n’a pas déposé le costume pour vivre avec sa mère. Elle vit avec son tuteur et continue l’entrainement. Des choses très violentes du comics sont aussi supprimées du film. Par exemple, dans le comics, le groupe de super vilains commet un massacre dans le voisinage de Katie, tuant une centaine d’enfants innocents, et le père de Katie, avant de la violer. Dans le film, une dizaine de policiers mourront (mais dans une scène magistrale où Mother Russia les défonce un par un) et le viol de Katie est évité. L’énorme final du comics est aussi amputé : dans le comics, Motherfucker et sa bande effectuent un second massacre en tuant l’intégralité des gens présents dans Times Square avant de confronter le groupe de super héros. Dans le film, aucun meurtre d’innocents, les super héros affrontent le groupe de vilains dans un entrepôt abandonné. Enfin, dans le comics, Hit Girl finie par se faire jeter en prison. Dans le film, elle quitte la ville à moto.

Voilà pour la différence comics/film, qui est plutôt importante cette fois par rapport au premier épisode. Sinon côté casting, on retrouve quasiment l’intégralité des acteurs du premier, à deux seconds rôles près qui changent. Le réalisateur change, et c’est ce qui me faisait un peu peur au début. Au final, ça passe. Certes à un moment, quand Hit Girl est sur le toit de la camionnette, on sent le fond vert (très mauvaise incrustation !) et les combats sont filmés de beaucoup trop près, les rendant brouillons (je vous laisse imaginer le combat final). Mais sinon ça va. Le film reste gore, mais comme dit dans le paragraphe précédent, il a été amputé des deux scènes les plus glauques. Or justement, toute la force du premier film était ce malaise constant, à ne jamais savoir si ce qui se passait était bien ou mal. En amputant ces deux massacres, le film n’en devient qu’un film d’action un peu sanglant, mais n’est plus vraiment ce “film de super héros réaliste” qu’il voulait être. On prend toujours notre pied avec le casting (une mention spéciale pour un Jim Carrey très en forme), mais il manque un petit quelque chose. Reste que le comics Kick Ass est une trilogie et qu’un dernier film doit arriver. Mais vu tous les changements effectués ici, je ne sais pas dans quel sens le film va évoluer. Une partie de l’intrigue du troisième comics est comment libérer Hit Girl de prison. Or dans le film, elle échappe à la police. De même, la mère de Motherfucker meurt dès le début de ce film, mais elle reste en vie dans le comics, et fait partie intégrante de l’histoire du 3ème volume. Le 3ème film a donc toutes les chances de devenir une histoire “originale”, plus indépendante du comics. En espérant qu’au passage, le film retrouve un peu de son âme malsaine pour récupérer les deux points que ça lui fait perdre ici.

En conclusion, ce second épisode reste très bon, mais est beaucoup moins malsain, et c’est dommage. C’est ce qui lui manque pour en faire un film aussi culte que le premier. A voir quand même dès que possible pour une bonne séance de ciné très fun !

Magie, griffes et créatures
   
Note pour “Insaisissables" : 10/10
Note pour “Wolverine" : 8/10
Note pour “Les Schtroumpfs 2" : 5/10

INSAISISSABLES :
Le trailer m’a tout de suite émerveillé. Surtout que le mystère restait entier sur le côté magique du film. Vrais pouvoirs ou illusion ? Direction le ciné !

L’histoire met en scène 4 magiciens ayant chacun une spécialité, et qui travaillent chacun de leur côté. Un illusionniste spécialisé dans les cartes, un pick-pocket, une pro de l’évasion et un mentaliste. Un jour, chacun d’entre eux reçoit une carte les invitant à se rendre dans un appartement. Réunis là-bas, les quatre magiciens vont alors prendre connaissance de l’Oeil, une organisation qui leur fourni des plans. Les plans d’un spectacle. Et probablement leur plus gros coup aussi.

Le film est réalisé par Louis Leterrier. Et très franchement, je n’attendais pas un tel spectacle, une telle réussite, de la part d’un réalisateur français. Surtout que mon dernier souvenir de lui est le second “Hulk” (le seul que Marvel considère comme potable). Le casting est superbement bien choisi et de Jesse Eisenberg à Mark Ruffalo en passant par Morgan Freeman, c’est un sans faute ! Le scénario est un coup de maitre. Une véritable intrigue foutrement bien menée, même si on a droit à quelques clichés nécessaires (film avec des flics, donc poursuite en voiture à un moment). Et pourtant même là, ces clichés se retournent contre nous à la fin au moment des révélations. Plutôt que d’attendre la fin du film, à la Sherlock Holmes, pour tout nous expliquer en bloc, les scénaristes ont pris l’initiative de faire de petites explications après chaque spectacle. C’est à ça que sert le personnage de Morgan Freeman, en gros. Et pourtant même là, tout se retournera contre le spectateur à la fin, lorsque des révélations supplémentaires vont nous arriver. Magistral.

Et même si la plupart du temps, les tours de magie sont expliqués et démontés, il reste toujours une petite part d’illusion. On continue d’avoir envie de croire en l’incroyable. Et si au final, l’Oeil possédait certains dons ? Même si la réponse est négative, le film est tellement bon qu’on continue de vouloir y croire. En allant au ciné, je m’attendais à un grand spectacle, mais pas à ressortir de la salle en ayant pris un tel pied. En ayant même vu l’un des meilleurs films de l’été. Un pur bonheur auquel je ne trouve absolument aucun point noir. J’en avais trouvé un à un moment mais… le retournement de situation final fait qu’en fait ce défaut disparait. Et je ne peux pas vous dire duquel il s’agissait vu que ça serait un spoiler. Le scénario est si bien foutu qu’on en arrive à soupçonner tout le monde d’être à l’origine des plans, jusqu’aux personnes les plus innocentes. Et au final, ce sera la seule personne que vous ne soupçonniez pas qui est derrière tout. Comme chaque bon tour de magicien, votre attention a été détournée.

En conclusion, un film grandiose, une pure réussite, à voir de toute urgence sur grand écran ! Le rater serait un crime.

WOLVERINE :
Le trailer ne m’avait pas tant attiré que ça. Je l’avais même trouvé brouillon. Et surtout, j’en ai un peu marre que Wolverine soit le seul X-Men surexploité. Mais direction ciné quand même.

L’histoire démarre quelques temps après “X-Men 3”. Logan, après avoir tué Jean, a décidé de prendre du recul. Alors qu’une dispute éclate dans un bar, il est retenu par Yukio qui l’invite à se rendre au Japon avec elle pour dire ses adieux à Yashida, un homme que Logan a sauvé durant la guerre. D’abord réticent, Logan fini par accepter à condition de ne rester que 24h. Mais une fois sur place, il se rend compte que les plans de Yashida sont tout autre. Le but est de prendre le pouvoir de régénération de Logan et de l’injecter à Yashida pour lui éviter une mort certaine, et offrir à Logan une vie de mortel.

Par avance, il faut savoir que ce film est plus intime, plus calme, que le précédent film solo de Wolverine. Ici, pas de débauche de mutants. Il n’y en aura pratiquement pas d’autre que Wolverine, et La Vipère. Le film s’inspire “très librement” d’un épisode du comics “Wolverine”. Je dis “très librement” car si le lieu est conservé, et les noms des personnages, la situation est complètement différente. Déjà dans le comics, pas de Vipère (qui est un ennemi de Captain America, à la base). Et si dans le film, c’est Yashida qui endosse la tenue du Samouraï d’Argent pour voler les pouvoirs de Wolverine, dans le comics c’est le fils de Yashida qui endosse le costume pour venger la mort de Mariko dont il juge Wolverine coupable. Bref, pas mal de changements, mais pourtant le film ne s’en porte pas plus mal.

Il démarre donc 7 ans après le dernier X-Men (et une scène après le générique nous révèle que nous sommes 2 ans avant le prochain X-Men, “Days of the Future Past”). L’histoire tient la route et comme je le disais, rend ce film plus intime. En gros, ce “Wolverine” est à “X-Men” ce que “Iron Man 3” est à “Avengers”. Un film qui permet à l’un des personnages de se recentrer, d’expier quelque chose (ici le fait d’avoir tué Jean, la femme qu’il aimait), pour pouvoir repartir du bon pied dans le prochain X-Men et ne pas avoir à reparler de tout ça. Côté casting, le film ayant été tourné en grande partie au Japon, la production a décidé de prendre des acteurs japonais. C’est assez rare pour être souligné. Hugh Jackman est désormais super bien rôdé pour le rôle et ça fait plaisir de retrouver Famke Janssen, même si ce n’est plus qu’au travers de rêves. Côté postconv 3D, je n’ai pas pu la tester vu que l’UGC, au bout de 2 semaines, l’avait déjà supprimé. Des défauts ? Le gros atout de ce film est aussi son défaut. En devenant plus intime, on se rencentre bien sur le personnage, mais on se fait un peu chier, il faut l’avouer. Le manque de mutants rend l’histoire du plus violent des X-Men un peu fadasse. Je lui enlève donc un point. Un autre point sera supprimé par goût perso, parce que j’en ai un peu marre de Wolverine. Il a eu deux films solos, et il est au centre de quasiment tous les films X-Men, on ne voit que lui. Je fais un peu une overdose.

En conclusion, un épisode plus centré sur le personnage que les combats, à l’inverse du précédent épisode, et ce n’est pas plus mal. Un très bon film à voir cet été !

LES SCHTROUMPFS 2 :
Je ne ferais aucun commentaire sur le trailer, car ce n’est pas lui qui m’a attiré au cinéma. J’avoue que le premier film m’avait laissé un souvenir plaisant, et que seul ça m’a attiré en salle.

Le film suit cette fois l’histoire de la création de la schtroumpfette. Cet être à la base créé par Gargamel et qui a fini par devenir gentille au contact du Grand Schtroumpf. Bien décidé à récupérer sa schtroumpfette, Gargamel l’a fait alors enlever. Son plan : l’obliger à lui dire comment le Grand Schtroumpf l’a rendu gentille. Ainsi, il pourra créer une centaine de schtroumpfs, les rendre gentille, et les utiliser pour extraire leur essence. Le Grand Schtroumpf, accompagné du Schtroumpf Grognon, du Schtroumpf Coquet et du Schtroumpf Maladroit, reviennent alors dans notre monde, chez les Winslow, pour leur demander encore une fois leur aide.

Dès le départ, il faut être honnête. Quand on va voir les Schtroumpfs, on ne s’attend pas à un grand film. On sait, de base, que le public visé ce sont les enfants. On sait aussi que c’est réalisé par Raja Gosnell, qui nous pondu les adaptations ciné de Scooby-Doo, et que donc ça ne peut pas être du grand cinéma. Si le premier film m’avait cependant laissé une agréable impression, ce second épisode laisse un arrière goût de bâclé. Pas forcément qu’il ai été fait à la va-vite, mais plutôt que les scénaristes ne sont pas des fans de l’oeuvre d’origine, et qu’ils semblent un peu en roue libre. Certes, transposer les Schtroumpfs dans notre monde est déjà à double tranchant. On perd les maisons champignons et la forêt enchantée, mais on gagne en personnages. Parce que Gargamel seul aurait été vite chiant.

Bref, l’idée de base de cet épisode est plutôt bon, se baser sur l’histoire de la schtroumpfette et se demander ce qui pourrait se passer si Gargamel en créait d’autres. Mais le fait de revenir dans notre monde, avec la même famille, et les refaire se battre contre Gargamel, ça fait réchauffé. Il y a de nombreux gags qui font mouches, mais il y a aussi des moments où on se demande ce qu’on regarde. Certains personnages sont inutiles et les mini-histoires faites à leur sujet… n’ont aucun intérêt. D’ailleurs à la moitié du film, on voit que les scénaristes ne savent plus quoi faire d’eux. Le meilleur étant donc les schtroumpfs eux-même. Si Schtroumpf Maladroit remportait la palme des meilleurs gags dans le premier film, ici c’est le duo Coquet/Grognon qui l’emporte. On dirait Legolas et Gimli ! Grognon qui décide même de se rebaptiser Schtroumpf Optimiste à un moment et qui n’a de cesse de s’en prendre plein la figure, ce qui fini par le faire redevenir Grognon. En gros, le film aurait gagné à être centré sur les Schtroumpfs dans leur monde, parce qu’ils sont le meilleur élément du film (et c’est d’ailleurs prévu pour le 3ème film, qui s’appelle pour l’instant “Les Schtroumpfs : les origines” et qui devrait se dérouler intégralement dans leur monde).

En conclusion, un film qui laisse un avis mitigé. Drôle pour tous, c’est quand même un film qui aurait mérité un meilleur traitement, voir d’être un film 100% animation car le monde Humain ne colle pas trop à l’univers des Schtroumpfs. Le film devrait tout de même bien occuper les enfants.

Massacres en tous genres
   
Note pour “Texas Chainsaw 3D" : 1/10
Note pour “American Nightmare" : 3/10
Note pour “R.I.P.D." : 5/10

TEXAS CHAINSAW 3D :
Le trailer laissait plutôt perplexe et ne donnait pas vraiment d’info. A part Leatherface poursuivant des jeunes gens avec sa tronçonneuse, aucune info sur l’histoire. Autant aller voir ça de plus près.

L’histoire nous place tout de suite après le premier “Massacre à la tronçonneuse”. Alors que l’héroïne vient de s’échapper, les habitants se réunissent autour de la ferme de la famille de dégénérés et décide de se faire justice en brulant vif tous les habitants. Ils pensent alors s’être débarrassés de Leatherface. Mais une vingtaine d’années plus tard, une jeune fille hérite d’une vieille maison d’une tante qu’elle ne connaissait pas. En s’y rendant avec ses amis, elle va alors s’apercevoir que son héritage ne consiste pas qu’en un manoir.

Le film n’est donc pas un reboot, ni un remake. Ca, il y en a déjà eu un (plutôt réussi) il y a une dizaine d’années. Cette fois, c’est une vraie suite au film original qu’on nous propose. Le film démarre d’ailleurs sur un résumé du film d’origine avant de nous plonger dans l’aventure. Et là, les problèmes s’enchainent. Le premier, évident, est la distribution en salles chez nous. Le film sort en plein été… mais est sorti aux USA en octobre l’année dernière. Pourquoi un tel écart entre les sorties ? Parce que la production est consciente que le film est mauvais, et qu’elle a préféré du coup le sortir à un moment où elle était sûr que les gens se ruerait sur un film en 3D dans une salle climatisée. Simple stratégie marketing pour éviter de faire un joli flop comme aux USA. Car la réalisation n’est pas la seule mauvaise chose du film.

Je ne parlerais pas de la 3D car justement, la distribution française du film chaotique fait qu’il n’était dispo ici qu’en 2D. Mais il parait que c’est réussi. Le casting de son côté, n’est pas une réussite. Entre les clichés irritants, les acteurs qui jouent mal, et les personnages inutiles qui ne servent que de chair à tronçonneuse histoire d’allonger un peu le film, c’est d’un lamentable convenu. Le scénario de son côté, fait peur. Mais pas dans le bon sens. Pourquoi vouloir faire une suite ? Qui plus est au film d’origine que les ados ne connaissent plus depuis le reboot ! Pourquoi une histoire aussi convenue et mauvaise ? Pourquoi ce final minable, qui ouvre sur la possibilité d’une suite ? Car oui, on tient un film qui n’a pas de “happy end”. C’est une “bad end” dans toute sa splendeur, à la “Saw 1”. Sauf qu’ici, la sauce ne prend pas. Tout juste le film mérite-t-il un point pour sa 3D qui est parait-il très bonne mais que je ne peux pas confirmer, et pour l’effort.

En conclusion, un film qu’il faut éviter. On frise le nulle, mais si on aime le gore, on profite un peu. Ne mérite pas vraiment votre attention.

AMERICAN NIGHTMARE :
Le trailer pouvait intriguer. Même si ça semble dans la trempe des films d’horreur actuels avec des tueurs masqués, il fallait tout de même s’en approcher.

L’histoire nous place en 2022. Depuis 2017, le taux de chomage aux USA a baissé sous les 1% et le taux de criminalité est quasi inexistant. Mais en contrepartie, les américains travaillent beaucoup et n’ont plus le temps de faire quoi que ce soit pour se défouler. Alors le nouveau gouvernement a mis en place une nuit de purge. Chaque année, pendant une nuit de 12h, les américains sont autorisés à commettre tous les délits qu’ils veulent, meurtres inclus, sans aucun risque de se faire arrêter. Seul les ministres et le président sont immunisés et n’ont pas le droit d’être visés. Durant l’une de ces nuits, nous suivons une famille, dont le père vend des systèmes de sécurité pour les maisons pour la nuit de la purge. Cette famille va se retrouver piégées lorsque des étrangers vont tenter, et réussir, à s’introduire chez eux.

Le film démarrait plutôt bien. L’idée n’est pas super originale, mais on pouvait vraiment penser que ça allait être bien mené. Seul la présence en acteur principal de Ethan Hawke, qui en plus de ne plus être bankable n’a plus rien tourné de bon depuis des années, pouvait faire douter. Ce même Ethan qui a joué récemment dans l’exécrable “Sinister”. Signer deux films d’horreur à petit budget la même année n’est jamais bon signe. Et ça se confirmera donc ici. Le film commençait donc bien, malgré un casting pas très réussi généralement. En fait, le seul bon acteur est celui qui joue le chef des méchants. Il fait vraiment peur (il a une tête à remplacer Heath Ledger si un nouveau Joker est à choisir pour le prochain Batman !). Mais ce sera tout. Le plus insupportable du casting étant le fils de la famille. Il a une tête à claque, et enchaine les conneries. Un véritable cliché d’ado dont on prie pour qu’il se fasse purger (mais non, faux espoir, on ne tue pas les enfants dans ce genre de film).

La réalisation est à peu près correct, mais se repose beaucoup sur les caméras de surveillance pour faire monter le stress. Un truc un peu trop utilisé de nos jours (merci “Paranormal Activity 2”). Le scénario de son côté, bien trempé au début, merdouille complètement dès le premier tiers du film. Une fois que le gamin a fait rentrer l’étranger blessé dans la maison, tout devient totalement prévisible. Et le final du film devient, au fur et à mesure qu’il se profile, totalement navrant et convenu. Le film ne récolte donc qu’un tiers des points pour un tiers de film potable. Oh et on finira à nouveau par se moquer des traducteurs français, qui ont réussi à traduire le titre original anglais (“The Purge”) par… un titre anglais (“American Nightmare”). Pourquoi, en France, ils insistent pour traduire un titre anglais par un autre titre anglais ? D’autant que le titre original est meilleur (et pas difficile à traduire, “La Purge” marchait très bien !). Je vais finir par me demander pourquoi les québécois arrivent à faire un truc que nous ne sommes pas capable de faire alors que ce n’est pas compliqué !

En conclusion, si vous voulez vraiment le voir, téléchargez-le. Car vous ne résisterez pas à l’envie de zapper des scènes chiantes après le premier tiers du film.

R.I.P.D. :
Le trailer ne mettait pas spécialement l’eau à la bouche. On sentait un peu venir l’adaptation vite fait. Mais le casting était intéressant et à lui seul donnait envie de se déplacer.

L’histoire reste assez banale dans le genre, et suit un flic, Nick, qui lors d’une perquisition de drogue trouve de l’or. Lui et son coéquipier décide de le garder et de le cacher. Bien évidemment, tout tourne court lorsque Nick se fait tuer par son coéquipier. Mais arrivé de l’autre côté du tunnel, Nick se retrouve dans un commissariat où on lui propose d’endosser un nouveau costume : chasseur de mort-vivants. On va alors lui adjoindre un nouveau coéquipier proche de la retraite pour lui apprendre les ficelles du métier. Mais rapidement, Nick va s’apercevoir que les mort-vivants qu’il tue semble tous liés à son ancien coéquipier.

Le film est adapté du comics (one shot) du même nom sorti en 2001 chez Dark Horse. Et autant être honnête avec vous dès le début de la critique, le film a couté 130 milions de dollars et a amassé, en tout dans le monde entier, 55 millions. Soit un échec commercial qui peut suffire à couler un studio (mais là on parle d’Universal, qui saura se remettre sur pieds). Et le film, dès le résumé ci-dessus mais encore plus en le voyant, est un pur viol de “Men In Black”. Honnêtement, c’est comme récupérer MIB et remplacer les aliens par des mort-vivants ! On retrouve le même schéma, le même duo d’agents, etc. Au point que c’en est presque affligeant. En fait, si le film était sorti la même année que le comics, il y a 10 ans, il aurait pu marcher… en surfant sur le succès de MIB. Mais aujourd’hui, la sauce ne prend plus tout à fait de la même manière.

Qu’on se rassure, le film reste fun. Et c’est bien pour ça qu’il aura tout juste la moyenne. En fait, c’est un bon film à voir une fois, mais certainement pas à posséder dans sa DVDthèque. Tous les ingrédients de la comédie fantastique sont réunis, ou presque. Si on peut tant le comparer à MIB, on remarque tout de même qu’il lui manque ce petit quelque chose. Un petit truc qui n’est pas assez développé dans le scénario. Le film dure 1h20. Un peu trop court, ça ne permet pas de développer les personnages. Côté casting, on aura tout de même Jeff Bridges, Ryan Reynolds, et Kevin Bacon (qui enchaine les rôles de méchants depuis X-Men). Le trio fonctionne bien, mais ne permet quand même pas au film d’avoir l’air bon. Et c’est dommage.

En conclusion, un film qui avait tout pour être une bonne surprise, mais qui n’est au final pas assez développé et trop copié/collé de Men In Black. A voir si vous avez épuisé les autres films à l’affiche.

Monstres et Robots
 
Note pour “Monstres Academy" : 8/10
Note pour “Pacific Rim" : 9/10

MONSTRES ACADEMY :
Le trailer était parfaitement compréhensible pour une adulte, mais restait flou pour un enfant. Et vu qu’il s’agit du public visé, je craignais un peu le dérapage.

L’histoire est donc une préquelle (implicite) à “Monstres et compagnie”. On y retrouve nos deux héros, mais à l’université où ils vont devoir non seulement apprendre à se connaitre, à faire équipe, mais surtout à avoir leur diplome. Et avec une doyenne qui n’a qu’une envie, c’est de les mettre à la porte, c’est un véritable challenge qui s’offre à eux.

Le film est clairement une comédie de fac comme on en faisait dans les années 80, mais portée dans l’univers animé de Pixar. Le premier problème, c’est que le fait que c’est une préquelle est implicite et, à mon goût, mal expliqué pour le public visé. Il est difficile pour un enfant de comprendre pourquoi les deux personnages ne se connaissent plus d’un coup alors qu’ils n’ont pas du tout l’air plus jeunes. Il aurait été bon de trouver un prétexte, au début du film, pour qu’on démarre après le premier film, et que les deux racontent à quelqu’un comment ils se sont rencontrés. Par exemple à la petite Boo qui aurait grandit depuis. Bref, c’est un premier mauvais point. Le second mauvais point, c’est que Pixar manque cruellement d’originalité pour ne faire plus que des suites et des spin off. Et à force d’en faire, ce qui faisait leur charme disparait. Oui, ce film a des scènes très drôles. Mais il n’a plus la magie d’autrefois.

Reste qu’on retrouve un univers de monstres gentils qu’on a plus envie de caliner que de fuir, et ça ça fait plaisir. On retrouve, comme dit plus haut, des scènes très drôles, et des choses du premier film nous sont enfin expliqué. Les personnages les plus secondaires deviennent parfois les plus drôles (je pense surtout à la mère de Squishee). Et on passe tout de même un très bon moment. Mais ce n’est pas le seul animé de l’été, et pour une fois, Pixar s’est reposé sur ses lauriers, zappant donc le haut du podium. Et je n’enlèverai pas de point pour le titre traduit étrangement, même si je le fais normalement toujours. Là en l’occurence, le titre original est “Monsters University”. Dans le film en version française, les personnages parlent tout le temps de “Monstres Université”. Alors POURQUOI le titre est “Monstres Academy” ? Non seulement ça n’a aucun sens, mais en plus, si “Monstres” a été traduit, “Academy” est un mot anglais ! Le titre n’est traduit qu’à moitié, et mal qui plus est ! C’est immonde.

En conclusion, ce film a le malheur d’arriver après l’excellent “Moi, moche et méchant 2”, et ça lui fait du tort. Un bon film, mais bien moins bon que tout autre Pixar.

PACIFIC RIM :
Le trailer ne pouvait que mettre en joie. Des monstres, et Guillermo Del Toro. En général c’est déjà un sacré gage de qualité.

Surgies des profondeurs de la Terre par un portail interdimensionnel, des hordes de créatures monstrueuses, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes. Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux Kaiju.

La première chose qui frappe, c’est la ressemblance entre ce film, et beaucoup de choses en provenance du Japon. Les monstres se nomment Kaiju. Un film de monstre géant au Japon se dit “Kaiju eiga”. Godzilla en est le plus célèbre. Et en parlant de Godzilla, on sent clairement une inspiration “Godzilla vs Mecha Godzilla”. Mais il y a aussi l’anime “Evangelion” qui semble avoir servi d’inspiration. Et dans un sens, “Guyver” aussi, le premier kaiju combattu ressemblant trait pour trait à un Gregor. Toutes ces ressemblances formeront le seul et unique petit défaut du film qui lui enlèvera un point. En effet, à part des airs de “patchwork” de la culture japonaise, il n’y a rien à reprocher au film !

Il faut avouer que qui n’a jamais rêvé de voir enfin au cinéma, et de manière si artistique, des robots géants combattre des monstres d’une autre dimension ? Et si le casting est aussi excellent que la réalisation, une mention spéciale va être donnée à la 3D. Le film a bénéficié de la meilleure post-conversion que je n’ai jamais vu ! Elle m’a carrément redonné espoir dans les post conversions. Pour la petite histoire, le film a été tourné en 2D et aucune diffusion 3D n’était prévue. Mais en plein milieu du tournage, Guillermo a changé d’avis. Et il a alors fait une requête spéciale à ILM. En temps normal, quand il y a postconv, le film ET les effets spéciaux sont réalisés en 2D. Après, durant la postconv, les effets spéciaux passent eux aussi par le retraitement 3D. Ici, Guillermo a demandé à ILM de faire directement, de manière native, les effets spéciaux en 3D. Si le résultat est bien plus cher, on sent la différence à l’écran ! 90% du film étant sur fond vert ou entièrement en CGI, c’est 90% du film qui est nativement en 3D, et seuls les acteurs “réels” sont postconvertis, au final. Une très bonne idée.

En conclusion, l’un des meilleurs films de cette fin juillet, tout simplement. Foncez sans hésiter !

Coup double !
 
Note pour “Moi, moche et méchant 2" : 10/10
Note pour “World War Z" : 10/10

MOI, MOCHE ET MECHANT 2 :
Le trailer n’aura même pas eu besoin de montrer autre chose que les minions pour donner envie de foncer au ciné. Le premier film était tellement bon que même si cette suite était un peu moins bonne, elle en serait restée attirante.

L’histoire reprend donc quelques temps après le premier film. Gru est désormais un bon père de famille qui prend soin de ses trois nouvelles filles, et il a remplacé son laboratoire d’activité criminelle par… une usine de gelées et confitures. Et alors qu’il s’occupe de la fête d’anniversaire d’Agnès, une organisation secrète va venir demander son aide pour retrouver un criminel qui aurait volé un virus rendant indestructible, et méchant, tout ceux à qui on l’injecte.

Le film innove et ne nous offre plus un conflit entre deux super méchants. Gru passe donc du côté des gentils pour cette fois aider à sauver le monde. Même si sa nature est toujours présente et qu’il est en fait toujours aussi peu doué. Avec une animation absolument fabuleuse, les petits frenchies d’Illumination (il ne faut pas oublier que cette franchise est française) nous offre encore une fois un régal pour les yeux. Les minions, grosse surprise du premier film, sont ici encore plus exploités (dans tous les sens du terme) et vont déclencher des fous rires dans la salle. Il est par ailleurs à noter qu’ils vont bientôt avoir droit à leur propre spin-off, qui devrait sortir l’année prochaine et qui était en cours de réalisation en même temps que ce film. Il en est d’ailleurs mention durant le générique de fin, où ils font passer des auditions pour leur film.

Le premier épisode était déjà une prouesse dans l’utilisation parfaite de la 3D. Je n’ai pu voir ce second épisode qu’en 2D (faute d’UGC qui ne sait pas gérer ses films), mais il est clairement, encore une fois, fait pour la 3D. On sent à chaque plan une profondeur et des jaillissements constants. On retrouve au casting français Gad Elmaleh pour la voix de Gru, et il s’entoure cette fois d’Audrey Lamy et d’Eric Cantona. Les trois sont absoluments merveilleux. Les trois filles aussi ont droit à un peu plus de développement de leurs personnages, mais celle qui ressort du lot encore une fois, c’est Agnès, toujours aussi fan de licornes. Elle est irrésistible. Margo de son côté devient une jeune ado qui vit une histoire d’amour. Celle qui est peut être la moins bien exploitée est Edith. Lorsqu’elle met son costume de ninja, j’ai bien cru qu’à un moment dans le film ça allait être essentiel et qu’elle allait aider Gru en nous faisant un truc furtif. Mais non, c’est resté inexploité. Dans une suite peut-être ?

En conclusion, Sony signe LE film d’animation de l’été, bien loin devant “Epic” (Fox), “Monstres Académie” (d’un Pixar qui s’essouffle et ne sait plus pondre que des suites et spin-off) ou de “Turbo” (Dreamworks, en panne d’inspiration depuis quelques années). A voir d’urgence !

WORLD WAR Z :
Le trailer pouvait intriguer. Dans une époque où les zombies reviennent à la mode et où “Walking Dead” fait un carton à la télé et en jeux vidéo, il était temps que le cinéma se réveille.

Ancien enquêteur de l’ONU, Gerry Lane se retrouve coincé avec sa famille dans un embouteillage sur leur trajet quotidien. Et alors que les hélicoptères de la police sillonnent le ciel et que les motards quadrillent les rues, la ville bascule dans le chaos… Les gens s’en prennent violemment les uns aux autres et un virus mortel semble se propager. Les êtres les plus pacifiques deviennent de redoutables ennemis. Gerry n’a d’autre choix que de reprendre du service pour protéger sa famille

Contrairement aux autres films de zombies qui ont tendance à prendre un peu de temps au début pour poser les personnages, ce n’est pas le cas ici. Il faudra moins de 3 minutes montre en main pour que la panique générale démarre. Probablement un record. On nous plonge donc directement dans le vif du sujet. Et comme dans tout film de zombie qui se respecte, on ne nous donnera finalement jamais l’origine du virus (peut-être dans le prochain épisode ? Mais en tout cas ici, si on commence à enquêter dessus, on oublie finalement bien vite le sujet pour passer à autre chose). Avec une réalisation léchée, et un casting parfait, le film ne pouvait pas être mauvais. Et pourtant, son développement a été chaotique. Les droits du livre ont été acheté dès sa sortie, en 2006. Et dès l’origine du projet, Brad Pitt y a été attaché. 7 ans pour arriver sur nos écrans. 7 ans, et 2 versions différentes du film, qui a été pratiquement entièrement retourné car la fin, très sombre, ne plaisait pas à la production. A l’origine, le film était prévu pour être une trilogie. Mais la production a demandé à ce que la fin ultra pessimiste soit changée pour finir en un simili-happy ending, afin qu’il n’y ai qu’un seul film. Finalement, vu le succès de ce premier épisode, un second a été mis en chantier.

Il faut dire que le film est “inspiré par” le livre, et pas à proprement parlé adapté, ce qui laisse plus de libertés. Dans la fin d’origine, il n’y avait pas le crash d’avion (qui intervient environ à la moitié du film). Au contraire, l’avion se posait sans encombre en Russie où une guerre faisait rage entre les zombies et les militaires. Gerry y découvrait que le froid ralentit les zombies et qu’il pouvait s’en servir comme arme. Après plusieurs semaines de guerre, Gerry parvenait enfin à joindre sa femme… qui avait une liaison avec un militaire… qu’on voit dans la version finale du film, au tout début. Eh oui, vous ne vous êtes pas demandé pourquoi Matthew Fox, héros de “Lost”, avait accepté ce tout petit rôle de militaire à bord de l’hélicoptère sur le toit qui sauve la famille ? En fait à l’origine son rôle était beaucoup plus long et il devenait l’amant de la femme de Gerry, interdisant même à ce dernier de revoir sa femme ! Gerry, très en colère, prenait alors la mer en direction des USA, armé jusqu’aux dents et bien décidé à récupérer sa femme adultère et ses filles. Le film se terminait ici, près pour la trilogie. Mais tout ce pessimisme n’a pas plu aux producteurs et nous voilà donc avec une fin différente mais plus optimiste, et même la découverte d’un vaccin (qui n’existait donc pas dans le scénario d’origine). Finissons cette longue critique par vous dire qu’il FAUT voir le film en 2D. Il a été tourné en 2D, et prévu pour de la 2D. La post-conversion 3D n’a été décidé qu’il y a 4 mois à peine ! Faite à la hâte, pour un film qui non seulement n’en a pas besoin, mais dont la version 2D est parfaite. Bref, évitez la version 3D qui de plus se paye de très mauvaises critiques partout (pour ma part, même si dispo en 3D à l’UGC (contrairement à “Moi, Moche 2”…) j’ai préféré opter pour la 2D.

En conclusion, un excellent film, haletant, passionnant du début à la fin, qui se savoure en ce mois de juillet. Il serait criminel de ne pas foncer le voir parce que s’il y a bien un blockbuster digne de ce nom, c’est lui ! Il mérite son 10/10 et devient culte directement.